Tarō Okamoto

Entre 1930 et 1940, Tarō Okamoto rencontre à Paris tout un groupe d’artistes qui le marqueront pour toujours0. A cette époque, Juan Miro, Jan Arp, Eluard, Pierre Bonnard et Max Ernst dont Okamoto fut très proche, occupent des ateliers à la cité de Fusains à Montmartre. En 1992, Roger Crusat, artiste peintre avait dans son atelier ces trois tableaux de Tarō Okamoto. Son témoignage fut précieux puisqu’il confirma que ces tableaux étaient déjà dans son atelier à son arrivée et que l’artiste qui l’occupait avant lui les avait lui même trouvés sur place depuis le début des années 40. Ne se souciant pas de ces peintures, il s’en débarassa dans la poubelle de la cité des fusains de celui qui était troué. Le proprietaire actuel du tableau dont la beauté lui parut évidente le conserva et le restaura.

En 1994 lorsque Roger Crusat décéda, tout le contenu de son atelier fut mis en vente par maître Le Roux à Drouot. Lors de cette vente les deux tableaux de qui étaient restés dans son atelier furent vendu comme œuvres anonymes.

Pendant 15 ans ces oeuvres furent gardées sans faire attention à la signature en japonais écrite sur la toile de l’un d’entre eux. En une seconde ce qui était indéchiffrable pour un européen partout évident à un japonais : le tableau était signé Tarō Okamoto.

Plusieurs experts à ce jour ont admiré et confirmé l’authenticité de ces œuvres d’une grande importance historique et artistique .

Ces œuvres sont-elles des cadeaux offerts par Okamoto à ses amis ou les ont-ils gardés lors de son départ pour le Japon ? Le mystère demeure mais il parait  évident que le lien qui unissait Max Ernst qui travaillait à la cité des Fusains et Okamoto explique la découverte des tableaux dans ce lieu.

Tableau 1 dimensions:

Ce tableau représente …. Il fait penser au tableau de Max Ernst ….

Au centre un animal allongé est encerclé par une masse grise représentant un taureau. La lecture du taureau n’est pas évidente au premier regard mais avec un peu d’attention on aperçoit la corne, le mufle et la patte de l’animal. La subtilité de sa composition et des ombres témoignent d’un grand talent. Okamoto s’est intéressé à la mythologie européenne et ce tableau en est la preuve évidente.

Tableau 2 ‘ dimensions :

Bien que très inspiré par l’œuvre de Juan Miro, ce tableau signé sur le côté de la toile, rappelle la calligraphie japonaise. Comme Miro en son temps, ici, Okamoto a utilisé du goudron pour créer un relief sur la toile. La présence d’une plume collée n’est pas sans rappeler le travail de Miro à cette époque.

Tableau 3 : dimensions:

Ce tableau dans le style de ….. Peint par Okamoto en …. N’est pas sans évoquer le travaille de Arp qui occupe dans les années 30 un atelier à la cité des Fusains . On y décèle la présence de pointillés reconstituant un oeil qui laissent imaginer que ce tableau à première vue abstrait représente un chat .

Ces trois tableau aujourd’hui hui concervés dans une collection privée sont probablement les seules œuvres de jeunesse de Okamoto parvenues jusqu’a nous. De part leur rareté ,leur qualité et leur originalité, ils sont à la fois le témoignage d’un grand artiste mais aussi d’une époque. Les laisser dormir plus longtemps dans l’anomymat serait prendre le risque de les voir disparaître définitivement .